Dictionnaire des citations


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Richard Wagner

"Ricaner quand on entend son nom, et faire des plaisanteries sur la musique de l'avenir."

Gustave Flaubert : Le Dictionnaire des idées reçues, Le Castor Astral, col. "Les Inattendus", 2015.

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- "Êtes-vous déjà allé à Bayreuth (1) ?" demande-t-on à Woody Allen (2)."

- "Absolument pas. D'ailleurs c'est mieux ainsi parce que chaque fois que j'entends du Wagner (3), j'ai envie d'envahir la Pologne !"

NOTES JMS :

(1) Cf. not. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bayreuth et https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Bayreuth

(2) Cf. not. : https://en.wikipedia.org/wiki/Woody_Allen et https://fr.wikipedia.org/wiki/Woody_Allen

(3) Cf. not. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Wagner et https://www.musicologie.org/Biographies/w/wagner.html

SOURCE :

Jean Piat et Patrick Wajsman : Vous n'aurez pas le dernier mot ! Petite anthologie désinvolte des plus belles reparties, Albin Michel, 2006, p. 195.

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"Siegfried (1) est représenté à l'Opéra de Paris en 1901 et provoque un mouvement d'enthousiasme inversement proportionnel à la froideur de la réception des premières oeuvres wagnériennes en France. Massenet (2), en particulier, s'extasie devant le compositeur Reyer (3) :

- "Wagner ! Quel génie sublime ! Qui pourra jamais se comparer à lui ? Ah ! si seulement je pouvais lui arriver... à la cheville !"

- "Mais, vous y êtes, cher Maître, susurra Reyer." 

NOTES JMS :

(1) Cf. not. : https://www.olyrix.com/oeuvres/557/siegfried

(2) Cf. not. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Massenet, https://www.musicologie.org/Biographies/m/massenet.html et http://www.jules-massenet.fr

(3) Cf. not. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Reyer

SOURCE :

Idem ci-dessus, p. 199.

 

Christa Wolf

Dans l'une de ses chroniques publiée dans Télérama et intitulée Le combat des lettres (1), Michèle Gazier écrit ceci :

"[...]. Si, comme [...]  le note [Octavio Paz], il était encore possible, hier, d'affirmer des idées, de s'opposer à des idéologies et à des régimes totalitaires par l'art et la littérature, peut-on penser qu'en cette fin de siècle il y ait encore une place pour des écrivains engagés ?"

"Oui, répond l'Allemande Christa Wolf, qui publie dans Adieu aux fantômes un recueil de textes épars (lettres, discours, fragments de journal intime) dans lesquels elle exprime son désarroi devant le présent et sa volonté de continuer le combat. Comme bon nombre d'écrivains de l'ancienne RDA, Christa Wolf est dans une position singulièrement inconfortable. Elle a rompu avec les autorités communistes, s'est opposée au régime en place tout en affirmant son désir de voir subsister la RDA. Ses livres, ses prises de position sont clairs. Mais, à l'heure de l'ouverture des dossiers de la Stasi, Christa Wolf a été confrontée elle-même à une réalité difficile à assumer : dans les années 60, elle avait accepté de livrer des renseignements à la Stasi. Comment à continuer à être le grand écrivain allemand, poursuivre son combat contre les injustices et les inégalités et tenir bon face à ceux qui aiment les odeurs d'égout de l'histoire (2)."

"[...]." 

NOTE JMS :

(1) n° 2414, 17 avril 1996, p. 50.

(2) Le Wikipédia consacré à Christa Wolf (1929-2011) (a) apporte les précisions suivantes : "En 1993, une polémique éclate à la suite de la publication de dossiers secrets de l'ex-RDA révélant une proximité de l'écrivain avec la Stasi qu'elle renseigna, de 1959 à 1963, sous le nom de code "IM Magarethe". L'auteur se dit choqué mais avoue, dans une interview accordée la même année au Berliner Zeitung, avoir été une "collaboratrice informelle" et "forcée" du ministère de la sûreté de l'Etat de la RDA, sans avoir voulu toutefois nuire à quiconque et rappelant qu'elle fut aussi mise sous surveillance avec sa famille."

(a) dernière modification du 7 mars 2017 à 14.47.